Les numéros d'urgence

Cliquer sur le numéro correspondant et il se composera directement sur votre téléphone mobile




Les bons gestes


  Préparer une randonnée demande de s'y prendre un peu à l'avance. L'expérience fait gagner du temps dans la préparation de son itinéraire et de son sac à dos, mais il faut impérativement passer par ces 7 étapes avant de partir randonner.

  Etre réaliste et pas trop ambitieux

  Préparer une randonnée sur une carte, un topoguide ou internet, nécessite de connaître son niveau. Niveau de résistance physique mais aussi niveau d'expérience. Je dirais même que l'expérience est plus importante que le physique. On ne peut pas s'engager dans une semaine de trekking en autonomie sur le GR5 si on n'a jamais testé un réchaud ou jamais monté un bivouac.

  Les surprises pourraient vous obliger à abandonner votre objectif initial pour un retour prématuré à la maison.

  Il est communément admis qu'un adulte marche à 5km/h. Oui, sur un trottoir et sans sac à dos. En montagne, avec de grandes montées et un sac de plus de 10kg, la donne change. Ne vous engagez donc pas dans des étapes de 40km. Tablez plutôt sur un rythme de 4km/h sur une étape plate et 2.5km/h sur une étape en montagne avec un fort dénivelé.

  Choisir le bon matériel de randonnée

  Pensez technique et pas esthétique.

  Les bonnes chaussures

  Tout comme il est crucial pour le pilote de formule 1 d'avoir les bons pneus, il est crucial pour le randonneur d'avoir les bonnes chaussures de rando.

  Dans le magasin, essayez vos futures chaussures de préférence en fin d'après-midi et avec les chaussettes que vous utiliserez pour randonner. Le but est de les essayer lorsque vos pieds seront les plus gonflés et qu'elles soient bien ajustées.

  En fonction de vos pieds, vos chevilles et du terrain sur lequel vous allez évoluer, il faudra choisir entre :

  tige haute ou tige basse

  plutôt souple ou plutôt rigide

  imperméable ou aéré

  Le tout est de choisir des chaussures qui soient confortables pour vous. Certains préfèrent randonner avec des chaussures qui tiennent bien la cheville pour éviter les entorses. Des chaussures en cuir seront plus rigides et imperméables mais ont de fait le défaut d'être lourdes et longues à sécher. Une membrane imper-respirante peut dans ce cas être le bon compromis technique.

  Les bonnes chaussettes

  Fini le temps où le montagnard enfilait de grosses chaussettes dans ses lourdes chaussures de randonnée, qu'il roulait ensuite au bas du mollet. Préférez des chaussettes fines, qui épouseront bien votre pied et évacueront mieux la transpiration.

  Bannissez l'acrylique et préférez un mélange de coton ou de laine avec du polyester.

  Les bons vêtements

  Deux maîtres mots en randonnée : respirant et imperméable.

  J'ai déjà détaillé le système des 3 couches : 1 couche près du corps, 1 couche thermique, 1 couche de protection. Le but est d'avoir un système modulaire pour faire face à toutes les évolutions de la météo et qui puisse s'adapter à votre effort. Il est important de comprendre que chaque couche devra évacuer la transpiration si vous ne voulez pas vous retrouver trempé de sueur.

  Pour le bas (on en parle pas souvent), choisissez un short ou un pantalon dans lequel vous êtes à l'aise pour bouger. Surtout, pas de jeans ! Si les conditions météo sont mauvaises, vous pouvez emporter un sur-pantalon imperméable.

  N'oubliez pas les extrémités : mains et tête ! prenez éventuellement des gants fins et un bonnet pour le bivouac.

  Le bon sac à dos

  Il existe toute sorte de sacs à dos, allant de 10 à plus de 100 litres. Son volume dépend de ce que vous voulez en faire.

  10-15L pour une balade

  25-30L pour une rando à la journée

  40-60L pour un trekking itinérant

  70L et plus pour une randonnée hivernale

  Plus important que la largeur ou l'épaisseur des bretelles, c'est la ceinture ventrale qu'il faut essayer. C'est elle qui déchargera jusqu'à 70% du poids du sac à dos des épaules sur les hanches. La hauteur de dos du sac, après réglage, doit permettre d'ajuster la ceinture ventrale juste au dessus de la crête des hanches.

  Les bons bâtons de marche

  Les bâtons de marche apportent un plus, c'est indéniable. ils aident dans l'effort, équilibrent dans les passages délicats et soulagent dans les descentes.

  Choisissez les et réglez les à bonne longueur. Longueur des bâtons = hauteur du randonneur x 0.7.

  Fuyez les poignées en plastique dur à cause de la transpiration qui va se créer entre la poignée et la paume de vos mains, qui les fera glisser. Choisissez des poignées recouvertes de caoutchouc.

  Préparer l'itinéraire de rando

  Pour choisir un itinéraire de rando, un faut une carte. A vous de choisir si vous préférez consulter la carte d'un topoguide, une carte TOP25 de l'IGN ou une carte dynamique sur internet. Attention dans le choix de vos sentiers, êtes-vous capable de vous orienter seul avec une carte et une boussole ou est-il préférable de suivre un sentier balisé ?

  Sachez combien de temps vous voulez partir. Evaluez ensuite la difficulté du parcours, pour séquencer au mieux votre trekking avec un kilométrage journalier raisonnable.

  Pensez à tous les détails

  itinéraire en boucle ou pas

  accès au point de départ (train, voiture)

  distance

  dénivelé

  altitude

  passages délicats

  ravitaillements en eau et en nourriture

  lieux de bivouac / gîte / refuge

  Méthode de calcul du temps de marche

  Préparer ses repas

  Le plus léger reste les repas lyophilisés ou la nourriture séchée. Mais il vaut mieux essayer avant d'acheter 20 sachets dans votre magasin de sport préféré. Etes-vous sûr que cette ration alimentaire sera suffisante ?

  Un adulte moyen brûle entre 1800 et 2200 calories par jour. Ajoutons-y l'activité physique supplémentaire requise par la marche et tablons sur une journée à 3000 calories. Maintenant que vous savez ça, il ne vous reste plus qu'à vous armer d'une balance et de tableaux de données caloriques. Ainsi vous élaborerez vos menus au plus juste.

  Préférez les sucres lents ou le fructose des fruits sec, qui apportent une énergie de longue durée. N'oubliez pas de bien manger la veille de votre randonnée, votre corps peut déjà stocker de l'énergie.

  N'oubliez pas l'eau

  L'étude de l'itinéraire et les renseignements sur les conditions climatiques vont guider votre choix dans la quantité d'eau à emporter. La poche à eau est unanimement appréciée car elle permet de boire en marchant et régulièrement. Si nécessaire, prenez une bouteille d'eau supplémentaire ou des pastilles de décontamination Micropur qui vous permettront de ravitailler à une fontaine ou une source.

  Dernière astuce : prévoyez un sac plastique qui fera office de poubelle.

  Mon menu de rando

  Emmener de quoi se repérer

  Le balisage des chemins de grande randonnée est généralement fiable. Mais c'est précisément ce mot généralement qui me dérange. Mieux vaut prévoir de quoi s'orienter pour atteindre son but.

  Le GPS de randonnée

  Le GPS est quasiment l'outil de navigation ultime. Attention toutefois à prévoir suffisamment de piles et à charger les bons fonds de carte.

  La carte et la boussole

  La carte est fiable et, pour peu qu'on sache la lire, ne se trompe jamais. Aucun problème de couverture réseau.

  Mais en cas de brouillard, une carte seule ne suffit pas, il faut l'associer à une boussole.

  Avec les bonnes applications, votre Iphone peut être utile

  Préparer son sac à dos

  Que vous partiez 1 jour ou 1 semaine, un sac à dos sera indispensable.

  Faites une liste de matériel

  Au calme, faites une liste du matériel à emporter pour votre rando. Prenez votre temps pour la retoucher et ajouter tout ce dont vous aurez besoin. Ce n'est pas du temps perdu, car la clé d'une bonne préparation est la réflexion. De plus, une fois que vous aurez votre liste, elle ne devrait pas beaucoup varier d'une randonnée sur l'autre.

  Elle devrait s'articuler autour de quelques thèmes :

  matériel de bivouac (si randonnée itinérante)

  ustensiles de cuisine / hydratation

  vêtements

  pharmacie / hygiène

  sécurité / protection

  Emmener de quoi se protéger

  Trousse à pharmacie : coupe-chiasse, antidouleur, désinfectant

  Crème solaire, stick à lèvres

  Chapeau, lunettes de soleil

  Respectez votre liste

  Vous avez travaillé votre liste. N'ajoutez pas plein de petites choses à la dernière minute qui ne vous serviront qu'à alourdir votre sac à dos.

  Bien charger le sac

  Placer les objets lourds près du dos pour améliorer le centre de gravité. Gardez à portée de main de quoi vous orienter et de quoi vous protéger de la pluie.

  Utilisez un maximum de poches / sacs plastiques / sac de congélation pour compartimenter votre matériel. Il n'en sera que plus facile pour trouver le bon objet le moment venu. Les sac de congélation ont aussi l'avantage de garder vos affaires à l'abri de la pluie.

  Ma liste de matériel

  Prévoir les conditions de randonnée

  Outre la fatigue physique, lutter contre les éléments peu vite devenir usant. Anticipez les conditions climatiques que vous allez rencontrer.

  Serez-vous en altitude, est-ce qu'il va faire froid ? La météo annonce-t-elle de la pluie, voire de la neige ? Au contraire, est-ce la canicule qui vous attend ? A quel heure se lève / se couche le soleil ? Quelle sera la température en journée ? Et la nuit ?

  Vous adapterez votre liste de matériel en fonction de ça : bonnets, gants, chapeau, poncho, crème solaire...

Le numéro à retenir:   112 Appel d'urgence .

Il est essentiel de garder votre sang froid pendant l’appel.

Quelques règles à respecter lors d’un accident ou d’un malaise:

- Protéger

- Alerter

- Secourir


1 - Protéger


La règle de base est de ne blesser personne d’autre.

Si cela vous est possible, vous pouvez:

Dégager la victime de la zone dangereuse.

Protéger la victime de la chaleur ou du froid.

Sécuriser la victime.

Maintenir l’axe corps/tronc/cou.

Attention à ne pas vous mettre en danger, notamment pour atteindre la victime ; surtout si vous êtes seul.

Si vous en avez les compétences, vous pouvez réaliser les premiers gestes de survie :

Stopper une hémorragie.

Mise sur le coté si la victime est inconsciente.

Effectuer un massage cardiaque et bouche à bouche si la victime est en arrêt cardio respiratoire.

Immobiliser un membre, et/ou la tête en cas de chute.


2 – Alerter


Avec un téléphone portable (chargé et protégé contre le froid).

Les voisins, les agriculteurs, les passants ont sans doute le téléphone.

S’il n’y a aucune couverture réseau, et si vous êtes en groupe, vous pouvez envoyer un messager à pied.

Les numéros d’urgence: le   112 Appel d'urgence (international).

Les renseignements à donner:

Votre numéro de téléphone portable, ou le numéro de l’endroit où on peut vous rappeler.

Le lieu de l’accident

Le nom de la vallée (point de départ de la course);

Le sommet;

Le versant;

La voie, le relais;

Votre altitude;

Les points caractéristiques autour de vous;

(Si possible coordonnée UTM, ou/et géographique).

La situation météo (pour l’hélicoptère, ou la caravane terrestre)

La présence de vent, son sens, s’il tourbillonne, sa force…;

La présence de nuages (leurs formes, s’ils sont accrochés au relief);

La visibilité (est-elle faible ou importante ?);

L’activité orageuse (y a-t-il des éclairs ?);

La présence de pluie ou de neige;

La présence de câbles.

La nature de l’accident ou du malaise.

Le nombre de victimes et leurs âges;

Le nombre de personnes dans le groupe ; la couleur des vêtements de la victime;

L’heure et la date de l’accident;

Le motif de l’accident : s’agit-il d’une chute, d’une glissade, y a-t-il eu une avalanche…?

La nature des lésions.

Est-ce que la victime répond à des ordres et questions simples (son nom, la date, la couleur de ses cheveux, le lieu où elle se trouve…)?

Est-ce que la victime a perdu connaissance?

Où a-t-elle mal?

Est-ce qu’elle bouge ses membres, et est-ce qu’elle sent quand on les lui touche?

De quelle couleur sont ses pieds et ses doigts?

A-t-elle soif?

Comment respire-t-elle ? (est-ce que c’est ample et régulier?

Y a-t-il présence de fracture, entorse, luxation, gelure, plaie?

A-t-elle des antécédents médicaux, un traitement?

L’encadrement :

La personne blessée est-elle membre d’un club ou d’une association?

Est-elle un professionnel de la montagne ? (guide, accompagnateur, moniteur, B.E).

Fait-elle partie d’un chantier?

Si vous pensez que d’autres renseignements peuvent être donnés, et qu’ils peuvent aider au bon déroulement du secours, n’hésitez pas à les préciser.

Ne soyez pas surpris, si pendant la conversation téléphonique, on vous passe un médecin du SAMU, et qu’il vous repose les mêmes questions.

Vous pourrez raccrocher quand l’opérateur vous le dira.


3 - Secourir


En attendant les secours:

N’utilisez pas votre téléphone, au cas où les secours auraient besoin de vous rappeler ; protégez-le du froid.

Faites évacuer la zone si des personnes non concernées par le secours sont avec vous.

Réservez une zone plate pour l’atterrissage de l’hélicoptère.

Rangez les matériels susceptibles de s’envoler à l’arrivée de l’hélicoptère (sacs, couverture de survie, casquettes ….).

Quand l’hélicoptère arrive:

Faites signe à l’hélicoptère avec le signe conventionnel. (signe du Y avec les bras au dessus de la tête).

Protégez vos yeux contre le souffle de la machine.

Ne vous approchez pas, c’est le secouriste qui viendra à vous.

Texte 3